Comment apprivoiser son image pour nourrir l’estime de soi

Nourrir l'estime de soi en apprivoisant son image

Photographie Marc Jolibois

Je m’insurge contre les diktats de la mode qui tentent de nous imposer un seul modèle de la beauté (jeunisme et minceur, voire maigreur) et je vous invite, chers amis lecteurs, oui j’insiste, j’aurais pu écrire  « lectrices » mais les hommes aussi vous êtes concernés, que dis-je, je vous conjure de vous rebeller ! Stop ! Stop aux régimes amaigrissants qui nous affament et au final nous font grossir, stop aux frustrations, stop à la disparition du plaisir, stop à la morosité dans nos assiettes, stop à la chasse aux calories, stop aux pesées régulières avec consignation de son poids quotidien, stop à la dictature de l’estime de soi, stop aux réunions culpabilisantes, m…. à mon médecin qui tente de mesurer mon indice graisseux…Fichez à la paix à votre corps et Aimez-le !

Ça c’est dit ! Bien entendu, j’exclus de mes propos toute personne dont la santé est mise en danger par son poids et je l’invite à s’aimer de plus belle pour aider à la guérison.

Évidemment, j’y suis passée …par le calvaire de vouloir ressembler, d’abord à une image que l’on attendait de moi, puis à la fille toute mince du magazine de mars. Évidemment, j’ai tout essayé. J’ai tellement bien tout essayé que de …13 à 20 ans, j’ai pris 20 kilos ! Mais …je n’ai grandi que de 5cm!

Puis après avoir beaucoup lu sur la question le déclic.

  • Premier acte libérateur: balancer mon pèse-personne à la poubelle

Cet instrument mesure un chiffre correspondant au poids qui repose dessus, froidement et sans concession et vous voudriez lui accorder plus d’importance que votre propre ressenti ? Dans ce chiffre qui tombe implacablement à chaque pesée, il n’est tenu compte : ni de votre sexe, ni du moment de votre cycle (pour les dames), ni de votre âge, ni de votre rythme journalier, ni de votre activité physique quotidienne, ni de la saison, ni de votre environnement, ni de votre culture, ni de vos habitudes de vie,…

 

  • Deuxième acte libérateur: partir de Soi

Oui, je sais, il faut une certaine dose de courage pour décider du jour au lendemain que désormais plus rien ni personne d’autre que vous ne déciderez de votre apparence physique. Désormais nous ne parlerons plus de poids puisque la balance est aux oubliettes. Ce jour-là, je décidais que je trouverais mon équilibre physique approprié à mes besoins. J’avais cessé de croire aux miracles et je décidais de me donner le temps nécessaire avec bienveillance.

 

  • Troisième acte libérateur: apprendre à s’aimer, à s’accepter

Pas facile non plus le passage dénudé devant le miroir pour apprivoiser l’image qu’il me renvoyait. Mais je pressentais qu’il fallait que je commence par rencontrer l’image de ce corps pour l’accepter et m’en occuper avec soin. Il m’a souvent fallu faire taire mon juge intérieur qui m’assaillait de critiques (il avait été bien formaté !). Avec insistance et conscience j’ai chassé les critiques pour les remplacer par des pensées rationnelles. Le plus difficile étant de dissocier notre propre perception de notre corps des modèles placardés autour de nous.

 

  • Quatrième acte libérateur: se donner du temps avec bienveillance

Jour après jour j’ai appris à aimer ce corps, mon corps. D’abord par petits bouts, petites touches : tiens les yeux, pas si mal…, belle texture de cheveux, j’ai de la chance, puis le port de la tête, le creux d’une épaule, la rondeur des bras, la douceur de ma peau, la générosité de mes fesses, l’agilité de mes pieds,….

 

  • Cinquième acte libérateur: apprendre à se donner de la douceur

Semaine après semaine, au fur et à mesure que je redécouvrais mon corps et que je chassais toute jugement négatif à son égard pour le remplacer par une pensée bienveillante, j’ai appris la douceur du prendre soin : rituel du bain, de la douche, gommage, massage aux huiles parfumées, mise en beauté des mains, des pieds,…En m’occupant de mon corps, je me réappropriais doucement mon nouveau schéma corporel, mon identité physique à l’opposé du rêve dépersonnalisant de poursuivre un idéal. Et je nourrissais peu à peu l’estime de soi car je commençais à me plaire

 

  • Sixième acte libérateur: se nourrir en conscience

En jetant ma balance, je m’étais du même coup libérée de mon problème de poids pour focaliser sur l’harmonie de ma silhouette avec l’objectif de me sentir bien dans mon corps physiquement et mentalement, tout en préservant ma santé. En nourrissant l’estime de soi, mes besoins compulsifs avaient disparus, pas du jour au lendemain. Parfois, je ne résistais pas à l’envie, de sucré par exemple, et tout en succombant je dégustais en toute conscience, sans culpabilité, comme pour calmer un besoin. Parfois, j’arrivais à repousser l’envie en visualisant le chemin parcouru et la persévérance acquise. Deux ans après avec douceur, bienveillance et plaisir je me sentais à nouveau légère.

Jour après jour, je me suis mise en quête d’honorer les besoins de mon corps en équilibrant activité physique, mes rythmes de vie selon les saisons et mes expériences de vie, une nourriture saine, un sommeil régulier et une bonne hygiène de vie. J’ai aussi pris conscience que c’est par ce véhicule que nous traversons notre vie d’humain et que l’unité du corps, du mental, de l’esprit et de la volonté crée une harmonie qui engendrent une transformation personnelle.

Parce que je suis belle, tu es belle, tu es beau, nous sommes belles, vous êtes beaux…ne laissez plus quiconque vous juger. Vous savez la Beauté !

Et vous Êtes-vous prêt à honorer votre corps, à lui accorder tout le sacré qu’il mérite pour vous accompagner jour après jour ? Prêts à jeter la balance ? Ou en chemin?

Avec conscience et beauté

Sophie Killian

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