Comment alléger son corps et apprivoiser son image?

Comment apprivoiser son image et alléger son corps?Vous souvenez-vous, dans un article précédent « Comment apprivoiser son image pour nourrir l’estime de soi », en jetant ma balance, je m’étais du même coup libérée de mon problème de poids et deux ans après avec douceur, bienveillance et plaisir je me sentais à nouveau légère, j’avais atteint mon objectif. Jour après jour, je me suis mise en quête d’honorer les besoins de mon corps en équilibrant activité physique, mes rythmes de vie selon les saisons et mes expériences de vie, une nourriture saine, un sommeil régulier et une bonne hygiène de vie. J’ai aussi pris conscience que la façon dont je m’alimentais avait un impact indéniable sur ma silhouette. Je ne vous parlerai pas « régime » car j’ai en horreur l’idée de privation et je reste persuadée que lorsque nous agissons sous la contrainte et l’obligation nous polluons notre corps. Voici comment je me suis sentie plus légère, plus féminine, plus énergique et plus belle. Mais avant, un simple constat : une de nos principales difficultés en occident est notre incapacité à vivre le moment présent. Nous sommes en permanence dans la nostalgie et en même temps dans l’attente exacerbée de ce qui pourrait nous arriver. Rarement nous sommes présents à notre corps. Premier exercice : Observez-vous sur une journée type ; combien de fois et à quelle fréquence prenez vous conscience de votre corps ? Combien de temps chaque jour, êtes-vous présent à lui ?  

L’impact de notre alimentation sur notre corps

Des études récentes révèlent que manger devant un écran est un facteur important du développement de la maladie d’Alzheimer. En effet, toutes les sensations sur le palais sont autant de stimulations du cerveau qui ne se font pas ou moins bien car nous sommes déconnectés de ces sensations. Manger sans conscience, ne pas être présent à ces sensations gustatives ne stimule pas suffisamment le cerveau et favorise l’avancée de la maladie. Sans parler des kilos qui vous font perdre des neurones. Un français sur deux, de plus de 20 ans, est en surpoids ou souffre d’obésité et atrophie ses neurones. En effet, l’excès de sucres et de graisses réduirait le nombre de connexions neuronales, diminuerait le volume de l’avant du cerveau et perturberait gravement les fonctions cognitives, notamment la mémorisation (taux d’erreur triplé). Ces résultats résultent de tests menés par Miriam Bocarsly (Université de Princeton) sur des rats soumis pendant deux mois à une alimentation riche qui les a rendus obèses. Les capacités de plasticité cérébrale des animaux obèses diminuent considérablement comparées à celles mesurées avant leur prise de poids. Sur l’homme l’intoxication neuronale entrainerait une chute de ses capacités cognitives, un rétrécissement du cerveau, abaissant la résistance de l’individu face à l’attrait de nourriture grasse et sucrée qui lui ont fait prendre ce poids. En d’autres termes, sortir de cette spirale représente un véritable challenge pour la personne obèse. Sans compter les effets qui s’accumulent…, régulièrement documentés par les neurobiologistes. Dominic Tran et Fréderick Westbrook, en Galles du Sud, démontrent que des rats soumis quelques jours à une alimentation de type fastfood habituellement réservée aux humains, ne parviennent plus à évaluer correctement les distances et les directions dans des tests de repérage spatial. Difficile alors pour le cerveau de la personne obèse, offert à toutes les tentations, désorienté et moins flexible de reprendre le contrôle de sa santé. A contrario, en 2002, une équipe allemande de neurobiologistes a pu vérifier qu’espacer les repas stimulait le cerveau. Réduire la quantité de calories absorbées est bénéfique et augmente l’espérance de vie. Pendant trois mois, les chercheurs ont restreint d’1/3 le nombre de calories absorbées par des personnes âgées. Cette courte période a suffi pour que les sujets obtiennent de bien meilleurs résultats à des tests de mémoire comparé au groupe témoin. Ce coup de fouet cognitif est une résultante de la sélection liée à l’évolution ; en période de famine, les humains auraient besoin de toutes leurs facultés cognitives pour trouver de la nourriture. Mais réduire ma quantité d’aliments et espacer les repas ne me convenait pas. J’avais toujours cette sensation de faim qui me tenaillait et je m’en trouvais frustrée. 

Ne jamais se priver et aimer son corps

C’est par le plus grand des hasards qu’en ralentissant le rythme de mes repas, en déjeunant seule ; (j’avais changé de vie professionnelle, je pouvais désormais manger à l’heure que je voulais, lorsque j’en éprouvais le besoin et dans le calme), j’ai découvert que ma silhouette s’affinait. J’appris par la suite que 20 minutes sont le délai nécessaire à une personne pour commencer à éprouve une sensation de satiété au cours d’un repas. Je m’exerçais donc à manger le plus lentement possible en réunissant toutes les conditions pour faire de ce moment un moment de plaisir. L’alimentation en pleine conscience m’a permis de me reconnecter avec le plaisir de manger sans culpabiliser, en portant mon attention sur les aliments que j’offrais à mon corps.

Comment la pratiquer ?

Je vous propose cet exercice à renouveler aussi souvent que vous le souhaitez :

  • Choisissez consciemment un ou quelques aliments pour les bienfaits et l’énergie qu’ils vont vous procurer.
  • Installez-vous confortablement dans un endroit calme et agréable, seul(e), sans autre activité.
  • Disposez vos aliments harmonieusement pour en apprécier la beauté. Vous pouvez remercier la vie (ou qui vous voulez) pour l’abondance, pour la chance que vous avez de pouvoir vous nourrir.
  • Fermez les yeux quelques instants. Inspirez profondément et captez le parfum de vos aliments. Imaginez leur histoire, les éléments (soleil, eau, terre, air) qu’ils véhiculent en eux. Imaginez la chaine qui les a menés jusqu’à votre bouche, les personnes qui les ont pris en charge, les différents métiers de ces êtres…Vos aliments portent en eux les traces de leur parcours, ils véhiculent une énergie qui leur est propre et que vous êtes sur le point d’absorber.
  • Portez-en de petites quantités à votre bouche, en prenant conscience de leur texture, de leur gout (salé, sucré, acide, amer, unami, piquant,…). Appréciez le plaisir procuré en bouche.
  • Mâchez, mastiquez longuement, votre organisme vous en sera reconnaissant.
  • A chaque bouchée avalée, prenez conscience du chemin qu’elle parcourt dans votre corps et soyez à l’écoute de vos sensations. Ecoutez votre estomac, il est fort probable qu’il soit rassasié. Respectez-le. Rien ne vous oblige à finir votre assiette si vous n’avez plus faim.

Si nous acceptons de manger sans culpabilité des aliments choisis et appréciés, nous constatons qu’une moindre quantité suffit. Car ce sont souvent nos émotions (la honte, la culpabilité, le manque d’amour, la colère,…) qui nous conduisent à manger frénétiquement et sans faim. La pratique de la pleine conscience augment aussi notre tolérance à nos émotions, mêmes pénibles, si bien que nous ne mangeons plus systématiquement en réaction à un mal-être. Fini la recherche du plaisir au fond du pot de Nutella ou du beurre de cacahuète ! Cette technique qui consiste à se centrer sur le moment présent, à l’exclusion du passé et du futur, sans jugement de valeur, nous amène à accepter nos pensées et nos émotions. Et quand bien même, dans cette présence à soi, des images mentales, des pensées, des émotions appariassent, accueillons-les sans jugement et laissons-les passer comme passent les nuages dans le ciel.

Pleine conscience et abondance

L’abondance n’est pas incompatible avec la présence à soi et l’autodiscipline. Imaginons que vous organisiez une fête et que vous fassiez honneur à vos invités en garnissant votre table de délicieux mets et boissons. Cette abondance ne vous empêche pas de vous maitriser. Vous pouvez manger ce que vous aimez, en petites quantités. Idéalement, un peu moins que ce que nous dicte notre appétit. Je vous invite à vous nourrir de tous vos sens Prenez plaisir à observer l’univers foisonnant, le soleil brillant, les lumières, les bougies, ces étoilent qui scintillent, les fleurs à profusion,… Goûtez à la vie en utilisant d’autres sens que votre palais. Ouvrez grand vos oreilles, prêtez des oreilles à votre âme et écoutez la mélodie de la vie, le chant des oiseaux, le murmure du vent dans les arbres, le crissement, différent, de vos pas sur la neige ou dans le sable, le ressac des vagues, …le bruit du silence qui s’installe. Dilatez vos narines, emplissez-vous du parfum suave de l’aube, de la vivifiante rosée du matin, de l’odeur du café ou du chocolat qui vient réveiller vos papilles, de celle du beurre salé fondant sur vos tartines grillées, de la fraicheur tonique de votre gel douche, de la mousse à raser pour adoucir la peau, de l’onctuosité de la crème ou de l’huile appliquée sur votre corps, de l’effluve du parfum vaporisé derrière l’oreille ou au creux du poignet, de celle que vous humerez en attendant votre bus ou en prenant l’ascenseur, …

Nourrissez-vous de la beauté et de l’amour par tous vos sens. 

Et vous, quelles sont vos astuces pour vous sentir bien dans votre corps, en pleine énergie ? Envie d’essayer ? N’hésitez pas à partager vos progrès ou déboires. Ensemble trouvons une solution qui vous convient.

Avec amour et conscience

Sophie Killian

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